Le concerto en si mineur, Op.104 pour violoncelle d’Anton Dvorak est parmi mes prĂ©fĂ©rĂ©s. Il est l’une des plus belles oeuvres du compositeur tchèque.
Son premier mouvement (Allegro) est flamboyant. Si vous êtes attentif, quelques mesures vous rappelleront la Neuvième Symphonie, écrite elle aussi à New York quelques mois plus tôt.
Le second mouvement (Adagio) est empreint de tristesse. Dvorak a perdu trois enfants et Josefina Kaunikova, son amour de jeunesse, est morte elle aussi. Nostalgique, le violoncelle vibre et clame son émotion.
Enfin, le final . Dvorak l’a Ă©crit pour son ami de toujours, le violoncelliste Hanus Wihan dont il a conservĂ© les doigtĂ©s en mĂ©moire. Une querelle opposera les deux musiciens, Dvorak exigeant que le final soit plus lent afin de rendre hommage Ă Josefina. EngagĂ© Ă Prague, Wihan ne pourra jouer la première. C’est le violoncelliste LĂ©o Stern qui Ă Londres, le 19 Mars 1896, aura cet honneur.
Je vous propose d’Ă©couter le concerto en si mineur d’Anton Dvorak interprĂ©tĂ© par Mstislav Rostropovich sous la baguette de Seiji Ozawa.