Concerto en si mineur op.104 (A. Dvorak)

Le concerto en si mineur, Op.104 pour violoncelle d’Anton Dvorak est parmi mes prĂ©fĂ©rĂ©s. Il est l’une des plus belles oeuvres du compositeur tchèque.

Son premier mouvement (Allegro) est flamboyant. Si vous êtes attentif, quelques mesures vous rappelleront la Neuvième Symphonie, écrite elle aussi à New York quelques mois plus tôt.

Le second mouvement (Adagio) est empreint de tristesse. Dvorak a perdu trois enfants et Josefina Kaunikova, son amour de jeunesse, est morte elle aussi. Nostalgique, le violoncelle vibre et clame son émotion.

Enfin, le final . Dvorak l’a Ă©crit pour son ami de toujours, le violoncelliste Hanus Wihan dont il a conservĂ© les doigtĂ©s en mĂ©moire. Une querelle opposera les deux musiciens, Dvorak exigeant que le final soit plus lent afin de rendre hommage Ă  Josefina. EngagĂ© Ă  Prague, Wihan ne pourra jouer la première. C’est le violoncelliste LĂ©o Stern qui Ă  Londres, le 19 Mars 1896, aura cet honneur.

Je vous propose d’Ă©couter le concerto en si mineur d’Anton Dvorak interprĂ©tĂ© par Mstislav Rostropovich sous la baguette de Seiji Ozawa.

« Lascia ch’io pianga » (Haendel)

Connaissez-vous le théorbe ? Apparu en Italie à la fin du XVIème siècle, cet instrument -à six cordes- est un grand luth, essentiellement joué pour accompagner le chant.

Thomas Dunford est l’un des meilleurs thĂ©orbistes du moment. Premier prix du Conservatoire de Paris Ă  l’unanimitĂ©, le musicien a dĂ©couvert le luth Ă  l’âge de 9 ans. Il se produit aujourd’hui dans le monde entier et participe Ă  de nombreux festivals.

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La musique mariale : le motet

La musique occupe une place d’honneur dans la liturgie. « Le chant sacrĂ©, uni aux paroles fait nĂ©cessairement partie intĂ©grante de la liturgie solennelle » proclame le Concile Vatican II. Bien sĂ»r, cette musique a, très tĂ´t, honorĂ© la Vierge Marie.

La musique occupe une place d’honneur dans la liturgie. « Le chant sacrĂ©, uni aux paroles fait nĂ©cessairement partie intĂ©grante de la liturgie solennelle » proclame le Concile Vatican II. Bien sĂ»r, cette musique a, très tĂ´t, honorĂ© la Vierge Marie.

En Occident, c’est le chant populaire qui le premier, a cĂ©lĂ©brĂ© Marie : ce sont d’abord des voix qui chantèrent la Vierge, puis des chansons polyphoniques dont s’enrichit le chant grĂ©gorien. Une part importante du rĂ©pertoire grĂ©gorien est d’ailleurs dĂ©diĂ© Ă  la Vierge Marie.

Vous l’avez probablement croisĂ© sans le reconnaĂ®tre. Le motet est une petite composition musicale Ă  une ou plusieurs voix (polyphonie vocale), mettant en musique des prières liturgiques. Le motet a connu un immense essor Ă  la Renaissance, âge d’or de la polyphonie sacrĂ©e.

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