Au matin (E. Grieg)

Dans le dĂ©sert marocain, Peer Gynt s’est endormi, juchĂ© sur un arbre pour se protĂ©ger d’un groupe de singes .

Cinq notes, une flĂ»te traversière et un hautbois. Le soleil se lève. Puis l’entrĂ©e des cordes. Tout est calme et voluptĂ©. Un crescendo : l’astre poursuit son ascension dans le ciel. Enfin, les instruments jouent Ă  l’unisson. Ebloui par le soleil, Peer Gynt se rĂ©veille.


[Projet 52-2025] Un peu de lecture

Giacomo Puccini n’Ă©tait pas un grand lecteur. Mais il adorait jouer avec les mots.

Le 31 Janvier 1910, Puccini Ă©crit Ă  son neveu Carlo Marsili. Le musicien, crĂ©atif et facĂ©tieux, lui adresse ce rĂ©bus, aujourd’hui exposĂ© dans sa maison natale (Lucca).



Des lettres, des dessins et des portĂ©es musicales avec des notes …ou des symboles ?, l’arme secrète du musicien ! Personne n’a rĂ©ussi Ă  rĂ©soudre l’Ă©nigme.

Y parviendrez-vous ?


Concerto pour violon en rĂ© majeur op.35 (P. TchaĂŻkovsky)

1878. Après l’Ă©chec de son mariage et « la dĂ©convenue humiliante » du Lac des Cygnes, TchaĂŻkovsky part en Suisse. Pendant le sĂ©jour, son ami Josef Kotek lui enseigne les techniques du violon. TchaĂŻkovsky compose alors son unique concerto pour violon, en rĂ© majeur, qu’il dĂ©dicace au violoniste LĂ©opold Auer. Mais celui-ci, effrayĂ© par la difficultĂ© de l’oeuvre, s’effacera au profit d’Adolf Brodsky lors de la première, en 1881.

Difficile, le concerto en ré majeur de Tchaïkovsky ? 🙂


Le NoĂ«l des jouets (M. Ravel)


La partition originelle de cette mĂ©lodie pour voix et piano fut Ă©garĂ©e par Maurice Ravel qui accepta, en 1913, d’en Ă©crire une seconde orchestration.

L’oeuvre se compose de cinq strophes (Ă©crites par le compositeur) :

  •  les moutons dans la crèche ,
  • la Vierge Marie dans sa crinoline,
  • le chien BelzĂ©buth tapi pour dĂ©vorer l’enfant JĂ©sus fait de sucre peint,
  • les anges suspendus,
  • l’adoration.
Le troupeau verni des moutons
Roule en tumulte vers la crĂŞche
Les lapins tambours, brefs et rĂŞches,
Couvrent leurs aigres mirlitons.

Vierge Marie, en crinoline.
Ses yeux d'émail sans cesse ouverts,
En attendant Bonhomme hiver
Veille Jésus qui se dodine

Car, près de là, sous un sapin,
Furtif, emmitoufflé dans l'ombre
Du bois, Belzébuth, le chien sombre,
Guette l'Enfant de sucre peint.

Mais les beaux anges incassables
Suspendus par des fils d'archal
Du haut de l'arbuste hiémal
Assurent la paix des étables.

Et leur vol de clinquant vermeil
Qui cliquette en bruits symétriques
S'accorde au bétail mécanique
Dont la voix grĂŞle bĂŞle:
"Noël! Noël! Noël!"