« Tout est sous contrôle »

De quoi vous donner envie de partir en courant. C’est ce qu’affirment les autorités russes après la mort, vendredi, d’une employée de l’Institut antipeste d’Irkoutsk.

Daria Chipilova (28 ans) a officiellement succombé d’une pneumonie « à l’origine indéterminée ». Vraiment ? Nous ne le saurons pas car le médial local (indépendant, c’est important) a fait ses cartons.

Comme l’a rapporté Peuples du Baïkal, les habitants de Chelekhov ont remarqué des personnes portant des combinaisons de protection, des masques et des gants dans les rues. Et les ambulances qui transportaient pour dépistage les personnes ayant été en contact avec Daria Chipilova ont été escortées par des patrouilles du FSB, l’héritier du KGB, chargé à la fois de la sécurité et… du contrôle de l’information. Les médias censurent les articles évoquant un risque d’épidémie. La chaîne de télévision REN-TV a retiré de ses réseaux sociaux cinq publications mentionnant la possible peste à Chelekhov.

(Le Monde)

A ce jour, 200 personnes sont en observation dans des hôpitaux en quarantaine. Ouzbékistan, Kirghizistan et Kazakhstan, méfiants, ont renforcé les contrôles sanitaires à leurs frontières tandis que les Etats-Unis « gardent un oeil sur la situation ». Aucune réaction européenne.

J’oubliais ! Il s’agirait peut-être de la peste bubonique. Mais on vous l’assure, « tout est sous contrôle ! »

Balance ton Claude

Ainsi donc, « Partir ou mourir » aurait été écrit par Claude : le dernier roman de Thélyson Orélien serait l’émanation de l’IA.

L’affaire fait grand bruit. Elle inquiète aussi, surtout ceux qui en vivent.

Orélien a t il triché ? Le doute profite à l’accusé qui, en l’attente des conclusions de l’IA sur ce roman qu’elle aurait elle-même écrit, bénéficie d’une présomption d’innocence. Qui dope les ventes (plus de 35 000 ouvrages vendus) en librairie.

Un scandale d’Etat ?

Le Parquet de Paris confirme avoir saisi la Brigade de répression de la délinquance à la personne dans le cadre d’une enquête préliminaire après le dépôt de plainte et la tentative de suicide d’une fonctionnaire du service de la correspondance de Matignon.  Un signalement a par ailleurs été fait à la justice par un représentant du personnel des services du premier ministre (article 40 du Code de Procédure Pénale) pour « harcèlement moral » et « mise en danger d’autrui », qui dénonce des « manquements de l’employeur à son obligation de protection ».

A l’aide d’un cutter, sur les rails d’un train, dans les toilettes… En l’espace de quelques mois, quatre fonctionnaires se seraient suicidées ou auraient tenté de mettre fin à leurs jours. En cause, un management « brutal » et quatre gouvernements successifs (« C’est une nouvelle armée qui débarque tous les quatre, six mois. Le directeur de cabinet déboule, veut mettre en place sa nouvelle organisation. Les équipes changent, on refait les bureaux, les téléphones, etc. ; on doit se plier aux nouvelles exigences du nouveau patron » selon la journaliste Delphine Evenou).

Hiérarchie, médecine du travail, syndicats et dispositif Vigisouffrance n’ont pu aider ces fonctionnaires. Il y a 20 ans, EDF avait mis en service un numéro vert pour « encourager le dialogue chez les employés les plus fragiles ».

La solution ?

Thre@d #22

Ainsi donc, la loi n°3017 d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles sera déférée devant le Conseil Constitutionnel. Selon les requérants, elle contreviendrait d’une part, à la Charte de l’environnement (1) et donc, au bloc de constitutionnalité, et d’autre part à la jurisprudence du Conseil sur le danger des néocotinoïdes (2).

Ce texte, qui se voulait « apaisant » selon le gouvernement, aura eu l’effet inverse. Monique Barbut, ministre de l’agriculture est sur le départ. Quant à Stéphanie Riste, la ministre de la Santé se mure dans le silence.



(1) « Art. 7. – Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement ».

(2) Décision n° 2025-891 DC du 7 août 2025 : « les produits en cause ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux, ainsi que des conséquences sur la qualité de l’eau et des sols et induisent des risques pour la santé humaine »