Thre@d #22

Ainsi donc, la loi n°3017 d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles sera déférée devant le Conseil Constitutionnel. Selon les requérants, elle contreviendrait d’une part, à la Charte de l’environnement (1) et donc, au bloc de constitutionnalité, et d’autre part à la jurisprudence du Conseil sur le danger des néocotinoïdes (2).

Ce texte, qui se voulait « apaisant » selon le gouvernement, aura eu l’effet inverse. Monique Barbut, ministre de l’agriculture est sur le départ. Quant à Stéphanie Riste, la ministre de la Santé se mure dans le silence.



(1) « Art. 7. – Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement ».

(2) Décision n° 2025-891 DC du 7 août 2025 : « les produits en cause ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux, ainsi que des conséquences sur la qualité de l’eau et des sols et induisent des risques pour la santé humaine »

8 réflexions au sujet de « Thre@d #22 »

  1. la fin du mois pour les agriculteurs contre la fin de tout pour tout le monde … Qui pèse le plus lourd ?
    D’un autre côté en France, on veut toujours faire plus et mieux que nos voisins, ça révèle un sacré complexe de supériorité (ou d’infériorité au choix) …

    1. Finalement, la ministre de l’environnement ne démissionnera pas.
      Absurde jusqu’au bout.

  2. On s’occupe de ce qui pourrait polluer notre cerveau mais pour ce qui pollue notre estomac (et autres organes), circulez!
    PS: A nouveau, je ne peux aimer vos articles.

  3. Après tout, la cigarette est autorisée (70 000 morts par an, rien qu’en France).
    Alors on n’est plus à ça près…

    «Si les abeilles venaient à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quatre ans devant elle» (pas d’Albert Einstein).

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