🐝Loi Duplomb : le déshonneur

Il y a des votes qui passent inaperçus, noyés dans la complexité du calendrier parlementaire. Mais celui du 4 juillet 2025 restera gravé dans ma mémoire. Ce jour-là, 316 députés ont voté pour une loi autorisant la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide néonicotinoïde pourtant interdit depuis 2018. ☠️

Pourquoi ? Officiellement, pour “soutenir les filières agricoles fragilisées”. Parce que nos voisins européens arrosent leurs productions de ce poison. Et que si les paysans français veulent vendre, il faut faut non pas interdire l’utilisation des neonicotinoïdes en Europe, mais faire comme eux.

Mais à quel prix ? Celui de notre biodiversité, de la santé publique, et de l’avenir de nos enfants.

Les scientifiques l’affirment : l’acétamipride nuit gravement aux abeilles, 🐝 affaiblit les écosystèmes et pourrait avoir des effets délétères sur notre santé. 💀

Nous sommes presque 2 millions à exiger l’abrogation de cette loi. Des chercheurs, des médecins, des apiculteurs ont exprimé leur opposition. 🚫



Bientôt, « l’agriculture la plus saine et la plus durable au monde » (Anne-Sophie Ronceret, députée ELR) ne sera plus. Les produits français seront aussi nocifs que les autres.

Déception. Colère. Et détermination !

👉 Signez la pétition !
👉 N’oubliez pas que votre voix compte , même quand elle dérange.

⚖️ Le texte a été soumis au Conseil Constitutionnel le 11 juillet. Les Sages ont un mois pour se prononcer. Il appartiendra ensuite au Président de la République de promulguer le texte ou de demander une nouvelle délibération de la loi (article 10 de la Constitution)

Coup de barre #46

La sagesse populaire dit que le rouge-gorge est un signe de Dieu et qu’il annonce une bonne nouvelle. Pour protéger la biodiversité, cette espèce est protégée depuis 1976.

Rigaou en provençal. Ou rouge-gorge.

La sagesse populaire prétend qu’il est un signe de Dieu et que si vous le croisez, le rouge-gorge annonce une bonne nouvelle. Pour assurer sa reproduction, et protéger la biodiversité de notre environnement, cette espèce est protégée depuis 1976.

Mais en Provence, le rigaou se mange depuis la nuit des temps. Et pour certains, la loi de 1976 n’y changera rien. Alors, chaque année, des braconniers utilisent les pires techniques de chasse pour attraper et tuer des milliers de passereaux.

L’Office français pour la biodiversité (OFB) veille au grain. Et plume les pires d’entre eux.



C’est ainsi qu’un chasseur de rigaous vient d’être condamné à 6 mois d’emprisonnement (avec sursis) outre 30 000 € d’amende pour avoir, pendant plusieurs années, illégalement chassé, tué et vendu des milliers de rouges-gorges dans le Var.

En l’espèce, le prévenu utilisait des pièges en fer rond , qui attirent l’oiseau avec un appât. Mais la glu est, elle aussi (et malgré son interdiction) souvent utilisée.

Ainsi chaque jour, ce Varois torturait à mort plus de 20 passereaux. Chaque année, des milliers d’entre eux. Lors de son interpellation, il transportait 26 rouges-gorges et venait de poser une vingtaine de pièges. À son domicile, les enquêteurs ont retrouvé 55 oiseaux stockés dans un congélateur ainsi que 32 autres pièges.

L’OFB a déposé plainte. La Cour d’Appel a alourdi la peine prononcée en première instance. Et ordonné que la condamnation soit publiée dans un journal spécialisé.