Paul Dukas – L’apprenti sorcier


Vous avez, bien sûr, reconnu cet air que Walt Disney a rendu célèbre à jamais dans Fantasia. Mais saviez-vous que l’apprenti sorcier était, à l’origine, un poème symphonique ?

Le compositeur : Paul Abraham Dukas. Né en 1865 d’un père banquier et d’une mère pianiste, Paul Dukas se tourne, lui aussi, vers le piano . A l’âge de 16 ans, il entre au Conservatoire de Paris. Il y rencontre et devient l’ami de Claude Debussy. A partir de 1892, le musicien compose plusieurs oeuvres. L’apprenti sorcier connaît ainsi, en 1897, un fort succès populaire.

L’oeuvre : Elle s’inspire d’une ballade de Goethe (Der Zauberlehrling) . Paul Dukas a composé L’apprenti sorcier sous la forme d’un scherzo (les mélodies reviennent en boucles, ponctuées de notes courtes sur des harmonies changeantes). Un piccolo (pour sautiller), une clarinette basse, trois bassons et un contrebasson, les trompettes sont renforcées de deux cornets à pistons pour ajouter de la peur à la gravité. Car n’est pas sorcier qui veut !

F. Chopin – Valse en la mineur (Lang Lang)

Frédéric Chopin compose cette valse entre 1847 et 1849. Mais elle ne lui sera attribuée qu’un siècle plus tard.

La santé du compositeur se dégrade. Son père est mort en 1844, à Varsovie. George Sand le quitte. Frédéric Chopin sombre dans une profonde dépression. La phtisie l’emportera quelques mois plus tard.


🎶Tannhäuser – Ouverture (R. Wagner)

1845. Richard Wagner a 32 ans. Tannhäuser et le tournoi des chanteurs à la Wartburg est son cinquième opéra.

Après quelques années à Londres, le compositeur allemand regagne Dresde où il dirige l’orchestre du grand théâtre. Richard Wagner s’engage dans les milieux nationalistes qui militent pour la réunification de l’Allemagne. Son épouse, Minna, s’enfonce dans une profonde dépression.

Mais Tannhäuser ne rencontre pas le succès espéré. A Paris, la salle, qui en veut au compositeur (*), siffle copieusement les artistes. Ulcéré, Wagner interrompt les représentations et quitte Paris.



(*) Tannhäuser bouleverse les codes de l’opéra. Les spectateurs n’acceptent pas que Richard Wagner déplace le traditionnel ballet en milieu de spectacle. Or, « ces messieurs aiment que ce ballet arrive assez tard dans la soirée car ils y assistent traditionnellement une fois qu’ils ont fini de souper. Ils peuvent ainsi admirer leurs ballerines préférées.«