Lors d’une répétition, le chef d’orchestre Thomas Beecham crie à ses musiciens :
« Il faut avoir la partition dans la tête et non la tête dans la partition ! »
Lors d’une répétition, le chef d’orchestre Thomas Beecham crie à ses musiciens :
« Il faut avoir la partition dans la tête et non la tête dans la partition ! »
Le concerto en si mineur, Op.104 pour violoncelle d’Anton Dvorak est parmi mes préférés. Il est l’une des plus belles oeuvres du compositeur tchèque.
Son premier mouvement (Allegro) est flamboyant. Si vous êtes attentif, quelques mesures vous rappelleront la Neuvième Symphonie, écrite elle aussi à New York quelques mois plus tôt.
Le second mouvement (Adagio) est empreint de tristesse. Dvorak a perdu trois enfants et Josefina Kaunikova, son amour de jeunesse, est morte elle aussi. Nostalgique, le violoncelle vibre et clame son émotion.
Enfin, le final . Dvorak l’a écrit pour son ami de toujours, le violoncelliste Hanus Wihan dont il a conservé les doigtés en mémoire. Une querelle opposera les deux musiciens, Dvorak exigeant que le final soit plus lent afin de rendre hommage à Josefina. Engagé à Prague, Wihan ne pourra jouer la première. C’est le violoncelliste Léo Stern qui à Londres, le 19 Mars 1896, aura cet honneur.
Je vous propose d’écouter le concerto en si mineur d’Anton Dvorak interprété par Mstislav Rostropovich sous la baguette de Seiji Ozawa.
J’aime beaucoup cette version, chaude et rythmée, du Boléro de Maurice Ravel. Et la partage avec vous !
« À Noël, j’avais reçu quelques 33-tours en cadeau. Un dimanche matin, j’ai découvert le Concerto n° 1 de Rachmaninov. Dans le premier mouvement vivace, il m’a semblé intuitivement que le thème, où le piano seul, bientôt relayé par l’orchestre, exprime de l’intelligence, de la passion et de l’humour, pourrait être le ton des conversations d’Apostrophes. »
Bernard Pivot dans un entretien au quotidien La Croix