Coup de barre #50

A l’audience de ce jour :

Un vol de scooter en état d’ébriété

A 34 ans, J. accumule non pas les emplois mais les mentions à son casier judiciaire. Ce soir-là, il décide de venger une amie qui se plaint d’avoir été bousculée par son conjoint. Après quelques bières, J. se rend sur place et dérobe le scooter de l’homme indélicat. Au détour d’un virage, il perd le contrôle du véhicule et finit dans une barrière de sécurité. Dépêchés sur les lieux, les gendarmes l’embarquent dans le panier à salades.

-Ce scooter n’était pas le vôtre ! s’exclame le président de l’audience.

« Je sais, Monsieur le Président. Je n’avais pas l’intention de le voler. Je voulais juste emm… l’autre c… !

Six mois fermes avec maintien en détention.

La Justice de Dieu

Un chignon défait, l’air abattu, cette mère de famille est poursuivie pour avoir incité sa fille à voler des téléphones portables.

– Avez-vous quelque chose à dire, Madame ? interroge le juge

« Condamnez-moi si vous voulez. Je ne crois pas en la justice humaine. Je ne crois qu’en la justice de Dieu. Il n’y a que lui qui comprenne les pauvres. » 

Une audition de témoin

La voisine est entendue pour avoir, le soir des faits, entendu la victime appeler à l’aide.

-Oui, monsieur le Président, j’ai été émue par ses cris.

-Mais vous n’avez pas appelé les gendarmes, Madame ?

« Non, j’irais pas jusque là !

Sans emballage

Monsieur M. multiplie les frasques depuis son adolescence. Le président de l’audience énumère les 32 inscriptions à son casier judiciaire .

-Vous savez, la vie elle m’a pas fait de cadeaux, m’sieur le juge !

« Avec 32 mentions au casier, on ne peut pas dire, Monsieur, que vous soyez un cadeau pour la vie non plus ! »

L’audience est levée !

Une soirée de feu : les Indo en concert

Une foule en délire , une salle archi comble : c’était le 5 Février à Lyon. Retour sur ce concert inoubliable !


Les Indo, je les suis depuis mes 16 ans. Qui n’a pas fredonné leurs meilleurs tubes :l’Aventurier, Les Yeux Noirs, J’ai demandé à la Lune ? En cachette, le téléphone scotché à l’oreille pendant plus d’une heure alors qu’il promenait le chien, mon conjoint a décroché le Graal : 2 places pour le concert des Indochine à la LDLC Arena de Lyon. 🙂

Nous étions 16 000 ce soir-là. Seize mille à avoir conscience de notre chance. Seize mille à chanter, rire, danser avec les membres du groupe qui pendant près de trois heures de concert n’oublièrent pas un d’entre nous.



Bien sûr, le concert a mis à l’honneur le 14ème et dernier album des Indo : Babel Babel. « Le chant des Cygnes » a d’ailleurs ouvert la soirée. Quel bonheur ! Dès les premières notes, le message de la soirée était lancé : ensemble, on est encore plus forts !



Toutes générations confondues, nous avons chanté et levé les bras, brandissant notre bracelet lumineux. Ce soir-là, nous étions les étoiles de la Constellation Indochine. Derrière nous, deux grands-mères souriaient, heureuses. « Je ne peux plus bouger comme avant ! » me criera l’une d’entre elles en riant.

Pendant ce temps, Nicola est partout. A droite, à gauche, le chanteur avance et recule, avide de nous voir et de nous entendre chanter. Le partage est absolu : le groupe et son public donnent tout.

La soirée durera plus de trois heures. Trois comme le nombre de scènes, qui permettront à chacun d’entre nous d’approcher au plus près le groupe.



J’ai été impressionnée par la forme physique des Indo. Et par voix puissante de Nicola qui n’a jamais failli malgré, en fin de concert, une fatigue légitime.

Nous eûmes beaucoup , beaucoup de mal à les quitter. Les Indo furent généreux comme jamais, me laissant croire que la soirée serait interminable. Mais hélas ! Peu avant minuit, les Indo nous saluèrent de la main. Si nos bracelets s’éteignirent, les étoiles, elles, restèrent toute la nuit dans nos yeux.

Merci, les Indo !