Pourquoi j’aime le jazz ? Parce qu’il n’est jamais figé, contrairement à la « grande musique » . Le jazz vibre, improvise, fait converser les instruments entre eux, danser nos pieds.
Le jazz, c’est la liberté. L’éphémère. Une ambiance, des émotions.
Si vous passez par ici l’été, arrêtez-vous ! Vous comprendrez 🙂 .
Je déclare ouverte la 44ème édition de Jazz à Vienne ! La seconde pour moi. Depuis le 26 Juin, chacune de mes nuits change de visage.
Jazz à Vienne, c’est 200 000 festivaliers dans 15 lieux de programmation, des journées marathon (6h30/23h avec 13 évènements, 8 lieux, 70 artistes de jazz), des expositions vinyles et des concerts, encore et toujours des concerts ! Chaque endroit de la ville se transforme en scène ouverte.
Parmi les temps forts du festival, Thomas Dutronc a fait chavirer le théâtre antique (8000 spectateurs !) . Avec sa voix chaude et profonde, Dee Dee Bridgewater nous a envoûtés. Le grand Jamie Cullum se produira le 10 Juillet. Et ce soir, les Kassav nous feront zouker.
Ce qui rend ce festival unique, c’est l’esprit de rencontre. De jeunes musiciens, parfois venus des quatre coins du monde partagent leur passion. Des jam sessions s’improvisent jusque tard dans la nuit . Et quel talent !
Cette année encore, le Festival tient toutes ses promesses. A Vienne, le temps s’est comme arrêté. Il fait beau, il fait chaud. Vive le jazz !
Une foule en délire , une salle archi comble : c’était le 5 Février à Lyon. Retour sur ce concert inoubliable !
Les Indo, je les suis depuis mes 16 ans. Qui n’a pas fredonné leurs meilleurs tubes :l’Aventurier, Les Yeux Noirs, J’ai demandé à la Lune ? En cachette, le téléphone scotché à l’oreille pendant plus d’une heure alors qu’il promenait le chien, mon conjoint a décroché le Graal : 2 places pour le concert des Indochine à la LDLC Arena de Lyon. 🙂
Nous étions 16 000 ce soir-là. Seize mille à avoir conscience de notre chance. Seize mille à chanter, rire, danser avec les membres du groupe qui pendant près de trois heures de concert n’oublièrent pas un d’entre nous.
Bien sûr, le concert a mis à l’honneur le 14ème et dernier album des Indo : Babel Babel. « Le chant des Cygnes » a d’ailleurs ouvert la soirée. Quel bonheur ! Dès les premières notes, le message de la soirée était lancé : ensemble, on est encore plus forts !
Toutes générations confondues, nous avons chanté et levé les bras, brandissant notre bracelet lumineux. Ce soir-là, nous étions les étoiles de la Constellation Indochine. Derrière nous, deux grands-mères souriaient, heureuses. « Je ne peux plus bouger comme avant ! » me criera l’une d’entre elles en riant.
Pendant ce temps, Nicola est partout. A droite, à gauche, le chanteur avance et recule, avide de nous voir et de nous entendre chanter. Le partage est absolu : le groupe et son public donnent tout.
La soirée durera plus de trois heures. Trois comme le nombre de scènes, qui permettront à chacun d’entre nous d’approcher au plus près le groupe.
J’ai été impressionnée par la forme physique des Indo. Et par voix puissante de Nicola qui n’a jamais failli malgré, en fin de concert, une fatigue légitime.
Nous eûmes beaucoup , beaucoup de mal à les quitter. Les Indo furent généreux comme jamais, me laissant croire que la soirée serait interminable. Mais hélas ! Peu avant minuit, les Indo nous saluèrent de la main. Si nos bracelets s’éteignirent, les étoiles, elles, restèrent toute la nuit dans nos yeux.
Chaque jour, la gare de Vienne déverse son flot de festivaliers. La ville grouille de sacs à dos, de jeunes (et moins jeunes) et Tom Cruise lui-même ne parviendrait à se garer. La population de la ville a presque doublé en quelques heures. Je n’imaginais pas à quel point un festival pouvait métamorphoser une petite ville de province.
J’ai vécu chaque soir aux rythmes endiablés du jazz, qu’il soit moderne, traditionnel, avant-gardiste (j’aime moins !) ou funky (les Earth Wind And Fire ont fait chavirer l’amphithéatre !). Je suis ravie, conquise et un peu triste d’avoir quitté ma belle Vienne.
Car me voilà revenue dans la Loire. Une pause s’impose.