J’ai découvert le maestro en 1984. J’avais alors 14 ans, au Conservatoire de Strasbourg. Mon professeur, qui l’admirait tant, m’avait demandé d’écouter l’un de ses enregistrements. Seijo Ozawa ne dirigeait pas ses musiciens, il les invitait à jouer sous sa direction.
J’ai eu un coup de foudre. Depuis trente ans, je dressais l’oreille à chaque apparition du maestro.
Je le savais malade. Aujourd’hui, Seiji Ozawa n’est plus. Ma tristesse est grande.