« La panne » F. Dürrenmatt

« Bizarre ! Je me sens compris et, du coup, je commence à me comprendre aussi, comme si je faisais la rencontre d’un nouvel être, et cet être, c’est moi-même, alors qu’avant, je m’étais plus ou moins croisé, aperçu de loin, un vague représentant exclusif dans sa Studebaker, habitant quelque part avec femme et enfants ».

Alfredo Traps est représentant de commerce. Un soir, il tombe en panne de voiture. Un habitant du village veut bien l’héberger pour la nuit. Juge à la retraite, son hôte l’invite à partager un somptueux diner en compagnie de trois de ses amis : un procureur, un avocat et un ancien bourreau. Traps accepte d’endosser le rôle de l’accusé au cours d’un procès fictif destiné à distraire les convives.

Savoureux, drôle, féroce et grinçant à la fois. Vous passerez un excellent moment !

Projet [18 52-204] Printemps

Printemps ou « primavera » en italien. On est presque sûrs qu’il était une commande des Medicis.

Primavera. Je l’ai longuement admiré -quelle chance !- à Florence. Surtout, je l’ai approché une après-midi d’été, à la Galerie Uffizi, où les cordons de sécurité n’existent pas.

Avec ses pigments dorés, le tableau est beau. Vraiment beau. Ce que vous ne pouvez entendre sur cette photo, c’est le silence qui règne dans cette immense salle aux murs blancs. Amusée, j’ai scruté les uns, fixé les autres. Une dame, en manteau pourpre s’était crue autorisée à parler fort au téléphone. On la fit disparaître. Devant Botticelli, on chuchote.

Chut ! Je vous laisse aller chez Ma’ que je remercie pour ce beau défi !