Voulez-vous m’épouser ? 💍

Le mariage, « une vie dans la vie » écrivait Balzac. Landru l’avait compris : une femme respectable le restait en se mariant.

❤️‍🩹Au XIXème siècle en France, on ne parlait pas d’amour : bien souvent, l’union était arrangée par les familles, surtout dans la bourgeoisie ou à la campagne. Les sentiments arrivaient (parfois) après.

📕 Selon le Code civil de 1804, les filles devaient avoir 15 ans et les garçons, 18 ans. Jusqu’à 21 et 25 ans, le consentement des parents était nécessaire.

💰 La mariée joignait sa dot à la stabilité financière de son futur époux.

📆 Les mariages étaient célébrés le lundi ou le mardi. On évitait de se marier le vendredi (jour de crucifixion du Christ) et le dimanche (jour de messe), en période de moisson ou de guerre 🤕).



🏛️ Le mariage civil était célébré le matin, en mairie. Après la lecture des articles du Code civil sur les droits et devoirs des époux par l’officier d’état civil, les mariés déclaraient leur consentement et le mariage était enregistré. La cérémonie était souvent sobre. La mariée portait une robe longue et dans ses cheveux, une couronne de fleurs d’oranger. Le marié, lui, portait son plus beau costume sombre. Le jour-même où quelques jours plus tard, une messe nuptiale était célébrée dans la paroisse la plus proche, en présence des amis et familles. Le prêtre bénissait l’union et les époux échangeaient leurs consentements religieux.

Les festivités pouvaient durer plusieurs jours, surtout à la campagne. 🐄



Après le mariage, le patrimoine de la mariée était transféré à l’époux. La volonté était que les femmes dépendent d’un homme tout au long de leur vie, d’abord comme fille puis comme épouse.

🙈Aboli en 1816, le divorce restera interdit en France jusqu’en 1884.

🪶 En 1907, la femme mariée obtiendra le droit de gérer librement ses gains et salaires. Et, à partir de 1938, elle pourra enfin agir seule en justice et gérer ses biens.

🐝Loi Duplomb : le déshonneur

Il y a des votes qui passent inaperçus, noyés dans la complexité du calendrier parlementaire. Mais celui du 4 juillet 2025 restera gravé dans ma mémoire. Ce jour-là, 316 députés ont voté pour une loi autorisant la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide néonicotinoïde pourtant interdit depuis 2018. ☠️

Pourquoi ? Officiellement, pour “soutenir les filières agricoles fragilisées”. Parce que nos voisins européens arrosent leurs productions de ce poison. Et que si les paysans français veulent vendre, il faut faut non pas interdire l’utilisation des neonicotinoïdes en Europe, mais faire comme eux.

Mais à quel prix ? Celui de notre biodiversité, de la santé publique, et de l’avenir de nos enfants.

Les scientifiques l’affirment : l’acétamipride nuit gravement aux abeilles, 🐝 affaiblit les écosystèmes et pourrait avoir des effets délétères sur notre santé. 💀

Nous sommes presque 2 millions à exiger l’abrogation de cette loi. Des chercheurs, des médecins, des apiculteurs ont exprimé leur opposition. 🚫



Bientôt, « l’agriculture la plus saine et la plus durable au monde » (Anne-Sophie Ronceret, députée ELR) ne sera plus. Les produits français seront aussi nocifs que les autres.

Déception. Colère. Et détermination !

👉 Signez la pétition !
👉 N’oubliez pas que votre voix compte , même quand elle dérange.

⚖️ Le texte a été soumis au Conseil Constitutionnel le 11 juillet. Les Sages ont un mois pour se prononcer. Il appartiendra ensuite au Président de la République de promulguer le texte ou de demander une nouvelle délibération de la loi (article 10 de la Constitution)