Shein : la honte

Une robe à moins de 10 € en 48H ? Avec ses prix imbattables et ses collections à l’infini, Shein (prononcé Chi-Ine) s’est rapidement imposé dans le monde. Shein, c’est un chiffre d’affaire de 23 milliards de dollars avec (seulement) 16 000 salariés dans le monde. Il y a quatre ans, son appli était la plus téléchargée dans la catégorie Shopping. En France, La Poste lui doit d’avoir sauvé sa branche Colissimo.

Mercredi (jour de temps partiel ) , un magasin Shein ouvrira au 6ème étage du très chic Bazar de l’Hôtel de Ville de Paris, avant de s’installer à  Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges. Emoi général, cris d’orfraie des bien penseurs. Mais Shein, c’est un peu comme le Qatar : on se pince le nez pour lui parler même si le lendemain, les doigts sentent mauvais.

Samedi, la Répression des Fraudes a signalé au Parquet de Paris la commercialisation « de poupées sexuelles d’apparence enfantine. Leur description et leur catégorisation sur le site permettent difficilement de douter du caractère pédopornographique des contenus« .

Martine Brousse s’en est bien sûr indignée . Sur les plateaux de télé, la présidente de « La Voix de l’Enfant » a appelé Shein à communiquer le nombre de poupées vendues. Pourquoi pas. Mais un seul client pourra en avoir acquis plusieurs.

Et si Shein transmettait plutôt les coordonnées de ses clients ? C’est ce qu’exige l’association Mouv’Enfants sur le site mesopinions.com afin d’identifier et de poursuivre les coupables. A ce jour, Shein s’y refuse.

La honte, pour faire tomber Shein ?

9 réflexions sur « Shein : la honte »

  1. Le « très chic » BHV! Je me souviens du temps où il n’était pas chic mais où on y trouvait tout ce qu’on voulait.

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  2. Shein est à la fripe ce que la drogue est à la bouffe. Tout le monde condamne mais on en trouve partout.

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      1. Je ne verserai pas même une larmichette sur le sort de ce monsieur. Il y a déjà plusieurs années que BHV et Galeries Lafayette ne sont plus qu’un nom de marque, où les touristes, japonais ou américians sont priés de dépenser leurs sous quand ils viennent à Paris. L’objectif des propriétaires est de faire un maximum de bénéfices pour payer les retraites des pensionnés américains.

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