
À quelques semaines de l’été, la sortie du dernier roman policier de Franck Thilliez était attendue. Dans ma petite librairie de quartier, avec sa jolie couverture cartonnée bleue et blanche, Norferville me promettait de « ressentir le froid à chaque page tournée » .
Promesse tenue ?
Je suis une lectrice difficile et méfiante. Surtout, je déteste les lieux communs et les intrigues manichéennes. Car si la vie m’a bien appris une chose, c’est que rien n’est jamais tout blanc ni noir. Beaucoup de gris teintent nos vies.
Dès les premières pages, j’ai deviné où Thilliez voulait m’emmener. L’auteur m’a rapidement perdue dans ce libre continent, sans grillage, où les rêves sont étroits. Du frisson ? Pas vraiment. Norferville est davantage un plaidoyer bobo-écolo qu’un roman policier. Une adaptation à la télé ne nous ferait d’ailleurs pas tomber du traîneau.
Tout de même, un bon point : les 440 pages se lisent vite et bien. La plume de Thilliez, elle, ne déçoit pas.






