Gavotte en Rondeau (J.B. Lully)


Les origines de cette gavotte, officiellement attribuée à Jean-Baptiste Lully, sont contestées. Sa partition, arrangée en 1904 par le violoniste allemand Willy Burmester, s’éloigne grandement des sonorités du compositeur baroque.

En réalité, la Gavotte en Rondeau est l’oeuvre d’un élève de Lully : Marin Marais (1656-1728), l’un des meilleurs joueurs de viole de gambe de son temps. Marais se produisait à la cour royale de Versailles et dirigeait fréquemment les opéras de Lully.

La voici adaptée pour les vents.

La gavotte était une danse de salon très populaire en France. Sous Louis XIV, elle fut introduite à la Cour sous la forme d’une danse de couple. D’allure modérée, la gavotte se dansait gaiement.

A écouter : « Enargeia » Emily d’Angelo

Oubliés Mozart et Rossini : aux côtés du Freie Orchester de Berlin, du quatuor à cordes Matangi et du Kuss Quartet de Berlin, Emily d’Angelo embrasse des sons beaucoup plus anciens. Energeia (énergie en grec) s’inspire des oeuvres de la compositrice, abéesse, poétesse et prophétesse Hildegarde Von Bingen (1098-1179) dans de nouveaux arrangements par les compositrices américaines Missy Mazzoli et Sarah Kirkland.

Nous avons découvert Emily d’Angelo il y a quelques semaines. Et ce fut un choc. Comment cette jeune mezzo-soprano avait-elle pu nous échapper ?

Sa bio

Emily d’Angelo est née à Toronto (Canada) il y a 27 ans. Diplômée du Studio de la Canadian Opera Company eet du Lindemann Young Artist Development Program du Metropolitan Opera de New York, elle remporte de nombreux prix dont, en 2018, du public au Concours Operalia Placido Domingo. Une année plus tard, elle reçoit le Leornard Berstein Award au prestigieux Festival de Schleswig-Holstein.

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