Un scandale d’Etat ?

Le Parquet de Paris confirme avoir saisi la Brigade de répression de la délinquance à la personne dans le cadre d’une enquête préliminaire après le dépôt de plainte et la tentative de suicide d’une fonctionnaire du service de la correspondance de Matignon.  Un signalement a par ailleurs été fait à la justice par un représentant du personnel des services du premier ministre (article 40 du Code de Procédure Pénale) pour « harcèlement moral » et « mise en danger d’autrui », qui dénonce des « manquements de l’employeur à son obligation de protection ».

A l’aide d’un cutter, sur les rails d’un train, dans les toilettes… En l’espace de quelques mois, quatre fonctionnaires se seraient suicidées ou auraient tenté de mettre fin à leurs jours. En cause, un management « brutal » et quatre gouvernements successifs (« C’est une nouvelle armée qui débarque tous les quatre, six mois. Le directeur de cabinet déboule, veut mettre en place sa nouvelle organisation. Les équipes changent, on refait les bureaux, les téléphones, etc. ; on doit se plier aux nouvelles exigences du nouveau patron » selon la journaliste Delphine Evenou).

Hiérarchie, médecine du travail, syndicats et dispositif Vigisouffrance n’ont pu aider ces fonctionnaires. Il y a 20 ans, EDF avait mis en service un numéro vert pour « encourager le dialogue chez les employés les plus fragiles ».

La solution ?

Thre@d #17

Dans le Gers, où l’on cherche activement le cadavre -plus personne n’a d’espoir- de la petite Lyhanna, l’on apprend que le « suspect » (de quoi ?) était visé par une plainte pour des faits de viol commis sur mineure entre 2024 et 2025. L’enquête est toujours en cours ; rien d’anormal.

Bien sûr, c’est long. Mais les faits sont complexes et le travail des enquêteurs, minutieux.

Pour aller plus vite, il faudrait des moyens que nous n’avons pas. Et ça ne s’arrangera pas.

Car Le Monde révèle que le gouvernement se préparerait à geler 3,2 milliards d’euros de crédits ; que « sur 2,9 milliards d’euros d’autorisations d’engagement désormais gelées, 414 millions d’euros visent le ministère de la justice, dont 370 millions d’euros pour la seule administration pénitentiaire. »

Commentaire du gouvernement (sic) : « « Mais oui, pour financer les mesures de soutien à l’activité, il faut faire des économies, et c’est toujours douloureux ».

Mais oui, des économies. D’autres y verront un renoncement à ce qui tient encore debout.