Le Parquet de Paris confirme avoir saisi la Brigade de répression de la délinquance à la personne dans le cadre d’une enquête préliminaire après le dépôt de plainte et la tentative de suicide d’une fonctionnaire du service de la correspondance de Matignon. Un signalement a par ailleurs été fait à la justice par un représentant du personnel des services du premier ministre (article 40 du Code de Procédure Pénale) pour « harcèlement moral » et « mise en danger d’autrui », qui dénonce des « manquements de l’employeur à son obligation de protection ».
A l’aide d’un cutter, sur les rails d’un train, dans les toilettes… En l’espace de quelques mois, quatre fonctionnaires se seraient suicidées ou auraient tenté de mettre fin à leurs jours. En cause, un management « brutal » et quatre gouvernements successifs (« C’est une nouvelle armée qui débarque tous les quatre, six mois. Le directeur de cabinet déboule, veut mettre en place sa nouvelle organisation. Les équipes changent, on refait les bureaux, les téléphones, etc. ; on doit se plier aux nouvelles exigences du nouveau patron » selon la journaliste Delphine Evenou).
Hiérarchie, médecine du travail, syndicats et dispositif Vigisouffrance n’ont pu aider ces fonctionnaires. Il y a 20 ans, EDF avait mis en service un numéro vert pour « encourager le dialogue chez les employés les plus fragiles ».
La solution ?
