Bachianas brasileiras n°2 – toccata (H. Villa-Lobos)

La lune, au sommet, se cache. Pénombre. Des voyageurs humbles et péquenauds apparaissent, à travers l’arrière-pays, à la recherche du petit train. Un combat s’engage entre les Indiens et les personnages qui vont voyager. La cabocla, avec sa fleur miraculeuse, maintenant illuminée, virevolte avec les combattants, s’enivre de leur parfum et elle est victime de sa propre séduction.

En 1930, Heitor Villa-Lobos compose cette Bachianas brasileiras n°2 en la dédiant à sa seconde épouse, Arminda .

L’oeuvre se divise en 4 parties :

– le prélude (La Chanson du Cappadocien) — Adagio / Andantino

– l’aria (O Canto da Nossa Terra) — Largo

– la danse (Lembrança do Sertão) — Andantino moderato

– Enfin, la toccata (O Trenzinho do Caipira) — Un poco moderato

Oui, un poco moderato car dans l’ultime partie de son oeuvre, le compositeur parvient à reproduire les sons d’une locomotive . Heitor Villa-Lobos adorait voyager.

L’oeuvre fera, tout comme lui, le tour du monde. Au point qu’en 1976, le poète Ferreira Gullar l’illustrera dans le livre Poema Sujo  par ces quelques vers:

La lune, au sommet, se cache. Pénombre. Des voyageurs humbles et péquenauds apparaissent, à travers l’arrière-pays, à la recherche du petit train. Un combat s’engage entre les Indiens et les personnages qui vont voyager. La cabocla, avec sa fleur miraculeuse, maintenant illuminée, virevolte avec les combattants, s’enivre de leur parfum et elle est victime de sa propre séduction.

Attention au départ ! Roberto Minczuk est à la baguette.


Au matin (E. Grieg)

Dans le désert marocain, Peer Gynt s’est endormi, juché sur un arbre pour se protéger d’un groupe de singes .

Cinq notes, une flûte traversière et un hautbois. Le soleil se lève. Puis l’entrée des cordes. Tout est calme et volupté. Un crescendo : l’astre poursuit son ascension dans le ciel. Enfin, les instruments jouent à l’unisson. Ebloui par le soleil, Peer Gynt se réveille.


Concerto pour violon en ré majeur op.35 (P. Tchaïkovsky)

1878. Après l’échec de son mariage et « la déconvenue humiliante » du Lac des Cygnes, Tchaïkovsky part en Suisse. Pendant le séjour, son ami Josef Kotek lui enseigne les techniques du violon. Tchaïkovsky compose alors son unique concerto pour violon, en ré majeur, qu’il dédicace au violoniste Léopold Auer. Mais celui-ci, effrayé par la difficulté de l’oeuvre, s’effacera au profit d’Adolf Brodsky lors de la première, en 1881.

Difficile, le concerto en ré majeur de Tchaïkovsky ? 🙂


Rhapsody in blue (G. Gershwin)

Dans l’Antiquité grecque, les rhapsodes (sortes de troubadours) chantaient des poèmes pour louer les exploits de héros légendaires. En musique, une rhapsodie se dénote par la liberté de son compositeur, qui paraît improviser ; elle s’inspire aussi de morceaux populaires. Enfin, lorsqu’un musicien de jazz joue une « note bleue », il la module d’un demi-ton pour la rendre plus expressive.

Rhapsody in Blue est l’oeuvre probablement la plus connue de George Gershwin. Composée en 1924 pour piano et orchestre, elle marie le jazz à la musique classique. Si le public l’accueillit chaleureusement lors des premières représentations, la critique, elle, fut plus mitigée, reprochant à l’oeuvre ses nombreuses répétitions et « passages inconsistants ».

De l’écrivain F. Scott Fitzgerald au pianiste Lang Lang, Rhapsody in Blue a influencé de nombreux artistes. Sa partition a désormais 100 ans !