Un lundi classique

Napoléon aimait la musique « douce et tranquille ». Giovanni Paisiello , qui lui rappelait sa Corse natale était son compositeur fétiche.

« Dans mon cœur, je ne ressens plus
L’éclat de la jeunesse.
La cause de mon tourment
L’amour est le coupable.
Tu me taquines, tu me mords.
Tu me piques, tu me pinces.
Quelle est cette chose, hélas!
Pitié! Pitié! Pitié!
L’amour est de ce qui,
Qui me désespère
. »

« Nel cor più non mi sento » est l’un des thèmes de La Molinara, opéra composé en 1802. L’oeuvre, très courte (une vingtaine de mesures), fut de nombreuses fois adaptée par Beethoven et Paganini.


[Jazz] Samara Joy

Je viens de découvrir Samara Joy. Et quelle belle surprise ! Une voix chaude et veloutée. J’espère vivement que Samara Joy s’arrêtera à Vienne !

Je viens de découvrir Samara Joy. Et quelle belle surprise !

Une voix chaude et veloutée. J’espère vivement que Samara Joy s’arrêtera à Vienne !



 » J’ai chanté toute ma vie » explique Samara Joy lorsqu’on l’interroge sur sa carrière. La jeune femme a grandi dans une famille de musiciens, dans la pure tradition du gospel et de la soul. Ses grands-parents ont fondé un groupe de gospel, The Savettes, à Philadelphie, où elle se produit encore avec son grand-père maternel âgé de 92 ans. Quant à son père, chanteur et bassiste dans un groupe de gospel, il lui a fait découvrir la soul. 

Le 5 Février, Samara Joy a remporté le Grammy Award de la catégorie « révélation de l’année toutes catégories confondues ». Elle a aussi remporté le Grammy du meilleur album de jazz chanté pour son second album Linger Awhile, paru en septembre 2022.

Bachianas brasileiras n°2 – toccata (H. Villa-Lobos)

La lune, au sommet, se cache. Pénombre. Des voyageurs humbles et péquenauds apparaissent, à travers l’arrière-pays, à la recherche du petit train. Un combat s’engage entre les Indiens et les personnages qui vont voyager. La cabocla, avec sa fleur miraculeuse, maintenant illuminée, virevolte avec les combattants, s’enivre de leur parfum et elle est victime de sa propre séduction.

En 1930, Heitor Villa-Lobos compose cette Bachianas brasileiras n°2 en la dédiant à sa seconde épouse, Arminda .

L’oeuvre se divise en 4 parties :

– le prélude (La Chanson du Cappadocien) — Adagio / Andantino

– l’aria (O Canto da Nossa Terra) — Largo

– la danse (Lembrança do Sertão) — Andantino moderato

– Enfin, la toccata (O Trenzinho do Caipira) — Un poco moderato

Oui, un poco moderato car dans l’ultime partie de son oeuvre, le compositeur parvient à reproduire les sons d’une locomotive . Heitor Villa-Lobos adorait voyager.

L’oeuvre fera, tout comme lui, le tour du monde. Au point qu’en 1976, le poète Ferreira Gullar l’illustrera dans le livre Poema Sujo  par ces quelques vers:

La lune, au sommet, se cache. Pénombre. Des voyageurs humbles et péquenauds apparaissent, à travers l’arrière-pays, à la recherche du petit train. Un combat s’engage entre les Indiens et les personnages qui vont voyager. La cabocla, avec sa fleur miraculeuse, maintenant illuminée, virevolte avec les combattants, s’enivre de leur parfum et elle est victime de sa propre séduction.

Attention au départ ! Roberto Minczuk est à la baguette.