1878. Après l’échec de son mariage et « la déconvenue humiliante » du Lac des Cygnes, Tchaïkovsky part en Suisse. Pendant le séjour, son ami Josef Kotek lui enseigne les techniques du violon. Tchaïkovsky compose alors son unique concerto pour violon, en ré majeur, qu’il dédicace au violoniste Léopold Auer. Mais celui-ci, effrayé par la difficulté de l’oeuvre, s’effacera au profit d’Adolf Brodsky lors de la première, en 1881.
Difficile, le concerto en ré majeur de Tchaïkovsky ? 🙂
Dans l’Antiquité grecque, les rhapsodes (sortes de troubadours) chantaient des poèmes pour louer les exploits de héros légendaires. En musique, une rhapsodie se dénote par la liberté de son compositeur, qui paraît improviser ; elle s’inspire aussi de morceaux populaires. Enfin, lorsqu’un musicien de jazz joue une « note bleue », il la module d’un demi-ton pour la rendre plus expressive.
Rhapsody in Blue est l’oeuvre probablement la plus connue de George Gershwin. Composée en 1924 pour piano et orchestre, elle marie le jazz à la musique classique. Si le public l’accueillit chaleureusement lors des premières représentations, la critique, elle, fut plus mitigée, reprochant à l’oeuvre ses nombreuses répétitions et « passages inconsistants ».
De l’écrivain F. Scott Fitzgerald au pianiste Lang Lang, Rhapsody in Blue a influencé de nombreux artistes. Sa partition a désormais 100 ans !
Vous avez, bien sûr, reconnu cet air que Walt Disney a rendu célèbre à jamais dans Fantasia. Mais saviez-vous que l’apprenti sorcier était, à l’origine, un poème symphonique ?
Disney n’avait plus qu’à imager
Le compositeur : Paul Abraham Dukas. Né en 1865 d’un père banquier et d’une mère pianiste, Paul Dukas se tourne, lui aussi, vers le piano . A l’âge de 16 ans, il entre au Conservatoire de Paris. Il y rencontre et devient l’ami de Claude Debussy. A partir de 1892, le musicien compose plusieurs oeuvres. L’apprenti sorcier connaît ainsi, en 1897, un fort succès populaire.
L’oeuvre : Elle s’inspire d’une ballade de Goethe (Der Zauberlehrling) . Paul Dukas a composé L’apprenti sorcier sous la forme d’un scherzo (les mélodies reviennent en boucles, ponctuées de notes courtes sur des harmonies changeantes). Un piccolo (pour sautiller), une clarinette basse, trois bassons et un contrebasson, les trompettes sont renforcées de deux cornets à pistons pour ajouter de la peur à la gravité. Car n’est pas sorcier qui veut !