Une mélodie qui relie, des mots pour évoquer un geste tendre, un regard ou silence partagé. Les musiciens ont composé très tôt pour la St Valentin. Voici le célèbre rondeau de Baude Cordier, avec sa partition en forme de cœur.
La partition est conservée dans le « Codex Chantilly », l’un des plus importants recueils de chanson française de la fin du XIVe siècle. Le cœur devient partition, la partition devient message.
À écouter ici ❤️ , mélodieux et poétique, le rondeau de Baude Cordier est un poème polyphonique à trois voix (ars subtilior).
L’une des plus belles déclarations d’amour ! 💞
Belle, bonne, sage, plaisante et gente, A ce jour cy que l’an se renouvelle, Vous fais le don d’une chanson nouvelle Dedans mon cuer qui a vous se presente. De recevoir ce don ne soyés lente, Je vous suppli, ma doulce damoyselle ; Belle, bonne …
En Mai, fais ce qu’il te plaît ! Sur le Scribe Enjoué, nous vous parlerons des compositrices françaises du XIXème siècle. Beaucoup restent méconnues alors que d’autres jouissent, au contraire, d’une grande notoriété. Toutes ont tenté de s’affranchir de la tutelle des hommes pour faire connaître leur musique.
Jeanne-Louise Dumont naît à Paris le 31 Mai 1804. Le Premier Consul Bonaparte vient d’obtenir, par voie constitutionnelle, la dignité d’Empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier. Tandis que Murat gouverne Paris, Beethoven compose Fidelio en Autriche .
Jeanne-Louise choisit le piano. L’enfant est particulièrement douée. En 1819, la jeune Jeanne-Louise se forme à la composition aux côtés d’Antoine Reicha, célèbre professeur au Conservatoire de Paris.
Sous l’Empire, les jeunes filles sont élevées pour se marier et avoir des enfants. La pratique d’un instrument , atout de séduction favorise les belles unions. Les femmes ne peuvent et ne doivent vivre de leur musique.
En 1821, Jeanne-Louise épouse Aristide Farrenc, flûtiste, compositeur et éditeur de musique. Chaque soir, leur maison accueille mélomanes et grands musiciens. A ses heures perdues, Louise Farrenc compose pour ces instruments que l’on a interdits aux femmes parce qu’il leur faut écarter les jambes (le violoncelle) ou les porter à la bouche (flûte, clarinette, hautbois).
Soutenue par son mari, Louise Farrenc se bat pour faire jouer ses oeuvres. Elle suscite ainsi l’admiration de Schumann et Berlioz. Les critiques disent d’elle qu’elle
« compose comme un homme ».
En 1842, Louise Farrenc est nommée professeure de piano au Conservatoire de Paris. Les classes n’étant pas mixtes, elle enseigne aux jeunes filles. Elle obtiendra même d’être rémunérée … comme un homme.
Louise Farrenc fuira les opéras, en vogue à l’époque. Tombée dans l’oubli, elle restera la seule femme à avoir composé trois symphonies qui aujourd’hui, sont redécouvertes et jouées par de grands orchestres internationaux.
Notre préférée :
Louise Farrenc a composé plus de soixante oeuvres. Elle s’est éteinte le 15 Septembre 1875 à Paris.
La lune, au sommet, se cache. Pénombre. Des voyageurs humbles et péquenauds apparaissent, à travers l’arrière-pays, à la recherche du petit train. Un combat s’engage entre les Indiens et les personnages qui vont voyager. La cabocla, avec sa fleur miraculeuse, maintenant illuminée, virevolte avec les combattants, s’enivre de leur parfum et elle est victime de sa propre séduction.
En 1930, Heitor Villa-Lobos compose cette Bachianas brasileiras n°2 en la dédiant à sa seconde épouse, Arminda .
L’oeuvre se divise en 4 parties :
– le prélude (La Chanson du Cappadocien) — Adagio / Andantino
– l’aria (O Canto da Nossa Terra) — Largo
– la danse (Lembrança do Sertão) — Andantino moderato
– Enfin, la toccata (O Trenzinho do Caipira) — Un poco moderato.
Oui, un poco moderato car dans l’ultime partie de son oeuvre, le compositeur parvient à reproduire les sons d’une locomotive . Heitor Villa-Lobos adorait voyager.
L’oeuvre fera, tout comme lui, le tour du monde. Au point qu’en 1976, le poète Ferreira Gullar l’illustrera dans le livre Poema Sujo par ces quelques vers:
La lune, au sommet, se cache. Pénombre. Des voyageurs humbles et péquenauds apparaissent, à travers l’arrière-pays, à la recherche du petit train. Un combat s’engage entre les Indiens et les personnages qui vont voyager. La cabocla, avec sa fleur miraculeuse, maintenant illuminée, virevolte avec les combattants, s’enivre de leur parfum et elle est victime de sa propre séduction.
Attention au départ ! Roberto Minczuk est à la baguette.
Giacomo Puccini n’était pas un grand lecteur. Mais il adorait jouer avec les mots.
Le 31 Janvier 1910, Puccini écrit à son neveu Carlo Marsili. Le musicien, créatif et facétieux, lui adresse ce rébus, aujourd’hui exposé dans sa maison natale (Lucca).
Des lettres, des dessins et des portées musicales avec des notes …ou des symboles ?, l’arme secrète du musicien ! Personne n’a réussi à résoudre l’énigme.
Y parviendrez-vous ?
Retrouvez ici les autres participants au projet de Ma’