« Hey Jude » – Paul Mc Cartney

Certaines chansons sont intemporelles et leur voix, éternelle. Une seule note suffit à nous ramener à un lieu, à un instant de notre vie que nous n’oublierons jamais.

Lorsque vous écoutez de la musique, vous activez deux zones de votre cerveau : l’hippocampe, qui fabrique les souvenirs et le cortex préfrontal, responsable du rappel et de la récupération des souvenirs. 



La musique peut aider à évoquer des souvenirs, à stimuler la communication et à renforcer les connexions neuronales. Elle permet de maintenir et d’améliorer la mémoire chez les personnes atteintes de troubles cognitifs tels que la maladie d’Alzheimer.

Que ressentez-vous en écoutant « Hey Jude », par exemple ? Cette chanson me fut enseignée par un professeur doux rêveur, qui la chantait à tue-tête pendant son cours de musique. Je revois encore ses grandes dents et sa tête hirsute. Je vous aimais bien. J’aurais aimé vous revoir avant de quitter Strasbourg, monsieur le professeur.

Paul Dukas – L’apprenti sorcier


Vous avez, bien sûr, reconnu cet air que Walt Disney a rendu célèbre à jamais dans Fantasia. Mais saviez-vous que l’apprenti sorcier était, à l’origine, un poème symphonique ?

Le compositeur : Paul Abraham Dukas. Né en 1865 d’un père banquier et d’une mère pianiste, Paul Dukas se tourne, lui aussi, vers le piano . A l’âge de 16 ans, il entre au Conservatoire de Paris. Il y rencontre et devient l’ami de Claude Debussy. A partir de 1892, le musicien compose plusieurs oeuvres. L’apprenti sorcier connaît ainsi, en 1897, un fort succès populaire.

L’oeuvre : Elle s’inspire d’une ballade de Goethe (Der Zauberlehrling) . Paul Dukas a composé L’apprenti sorcier sous la forme d’un scherzo (les mélodies reviennent en boucles, ponctuées de notes courtes sur des harmonies changeantes). Un piccolo (pour sautiller), une clarinette basse, trois bassons et un contrebasson, les trompettes sont renforcées de deux cornets à pistons pour ajouter de la peur à la gravité. Car n’est pas sorcier qui veut !