« Staniland écrivait : « La plupart des gens vivent les yeux fermés mais moi, j’entends mourir les yeux ouverts. Nous essayons tous instinctivement de nous rendre la mort moins difficile, je crois. Je bois pour atteindre une sorte d’état d’inconscience, et faire alors une chute d’une façon ou d’une autre ou recevoir un coup, dès que je ne suis plus capable de penser et de sentir. Voilà comment je pourrais mourir les yeux fermés. L’autre moyen, c’est d’expliquer par la logique ce que je vis. Mais, malgré toute la logique de la réflexion, bientôt on ne s’y retrouve plus. L’existence est absolument aveugle -ni pour vous ni contre vous. Cette neutralité contredit toute l’existence humaine ; il n’y a ni amour ni haine, ni caresses, ni gifles, lorsqu’on est confronté à la vie de tous les jours. L’existence ressemble à une bourse des valeurs -vous pouvez faire l’imbécile autant que vous le souhaitez, et continuer jusqu’à être broyé. »
Robin William Arthur Cook (1931-1994) a reçu le prix Mystère de la critique 1984 pour ce polar adapté au cinéma (« On ne meurt que deux fois ») par Jacques Deray.
Je ne savais pas pour l’origine de film que j’ai bien aimé. Thanks!
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C’est exprès, le vernis à rayures?