A l’instant où Kazu finit de lire la lettre, Mme Kôtake et Kei levèrent les yeux au plafond et éclatèrent en sanglots.
Mme Kôtake comprenait maintenant pourquoi son mari lui avait remis la lettre, à elle qui venait du futur. Il savait qu’elle découvrirait sa maladie et comment elle réagirait. Et en effet, elle se comportait maintenant avec lui comme une infirmière.
Alors qu’il vivait dans la peur et l’angoisse de perdre la mémoire, tout ce qu’il voulait, c’était que Mme Kôtake continue d’être une épouse avec lui. Ses pensées étaient constamment tournées vers elle. Même si sa mémoire disparaissait. Voilà pourquoi il parcourait toujours des magazines de voyages.

Mme Kôtake avait remarqué un jour qu’il avait entouré les noms des lieux où ils étaient allés voir des jardins. Sur le moment, elle avait attribué ça à la persistance de son amour pour son métier de paysagiste. Mais elle était loin du compte. Il avait entouré tous les lieux où ils s’étaient rendus ensemble. Et dire qu’elle ne l’avait pas compris. En prenant ces notes, M. Fusagi luttait pour ne pas oublier sa femme.

Ecrivain, dramaturge et metteur en scène japonais, Toshikazu Kawagushi est né en 1971. « Tant que le café est encore chaud » est le premier d’une série de 5 romans. Adapté au théâtre et à l’écran, l’ouvrage s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires.







5 réponses à « Tant que le café est encore chaud (T. Kawaguchi) »
Enfin un livre que j’ai lu en commun avec une aminaute ! J’ai trouvé le sujet original mais la fin m’a laissée un peu sur ma… faim (à propos du fantôme). Comment sont les autres tomes ? J’hésite un peu à réitérer…
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Je suis retournée à mes polars. 🙂
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Je vois ça… 😉
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Je n’ai pas réussi à le finir …
Bise, douceur et sourire vers vous, madame la juriste.
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Lassé par le rythme lent de l’auteur ?
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