En mai sur le Scribe Enjoué, nous avons évoqué ces compositrices françaises du XIXème siècle qui aujourd’hui tombées dans l’oubli (ou l’indifférence) ont tenté de s’affranchir de la tutelle des hommes pour faire connaître leur musique. Dernière partie !
Louise Farrenc, Mel Bonnis… et bien d’autres. Nous pourrions ainsi vous parler de Fanny Mendelssohn, que son frère Félix surnommait « Mon cantor », un clin d’oeil à leur compositeur fétiche Jean-Sébastien Bach, le Cantor de Leipzig.
Alors que Fanny vient d’envoyer à son frère quelques lieder, son père lui écrit :
« La musique deviendra peut-être pour lui un métier, alors que pour toi, elle doit rester un agrément, jamais la base de ton existence ni de tes actes. »
Au décès de leur père, Félix Mendelssohn fera tout pour décourager sa soeur. Fanny lui tiendra tête . Et composera les plus belles oeuvres de la période romantique.
Il y a aussi Alma Malher, qui fera tourner la tête des plus grands artistes. Et jouait divinement bien du piano. Sa liberté séduira autant qu’elle effrayera. Aussi le mariage la corsettera : Gustav Mahler exigeara qu’elle cesse de composer pour éviter « toute rivalité ridicule dans le couple ». Alma Malher cédera mais écrira en avoir à jamais gardé « une épine plantée dans le coeur ». Après quelques années d’union, Alma réussira à faire publier ses oeuvres qui connaîtront un succès important.
Enfin, Rita Strohl, née Aimée Marie Marguerite Mercédès Larousse La Villette (1865-1941), au caractère bien trempé. Ses oeuvres – jamais enregistrées – sont d’une grande beauté .
Ainsi s’achève notre thème du mois. Nous espérons avoir titillé votre curiosité et vous avoir donné l’envie de (re) découvrir ces compositrices qui étaient avant tout d’audacieuses pionnières, des femmes en avance sur leur temps.






