En Mai, fais ce qu’il te plaît ! Sur le Scribe Enjoué, nous vous parlerons des compositrices françaises du XIXème siècle. Beaucoup restent méconnues alors que d’autres jouissent, au contraire, d’une grande notoriété. Toutes ont tenté de s’affranchir de la tutelle des hommes pour faire connaître leur musique.
Jeanne-Louise Dumont naît à Paris le 31 Mai 1804. Le Premier Consul Bonaparte vient d’obtenir, par voie constitutionnelle, la dignité d’Empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier. Tandis que Murat gouverne Paris, Beethoven compose Fidelio en Autriche .

Jeanne-Louise choisit le piano. L’enfant est particulièrement douée. En 1819, la jeune Jeanne-Louise se forme à la composition aux côtés d’Antoine Reicha, célèbre professeur au Conservatoire de Paris.
Sous l’Empire, les jeunes filles sont élevées pour se marier et avoir des enfants. La pratique d’un instrument , atout de séduction favorise les belles unions. Les femmes ne peuvent et ne doivent vivre de leur musique.
En 1821, Jeanne-Louise épouse Aristide Farrenc, flûtiste, compositeur et éditeur de musique. Chaque soir, leur maison accueille mélomanes et grands musiciens. A ses heures perdues, Louise Farrenc compose pour ces instruments que l’on a interdits aux femmes parce qu’il leur faut écarter les jambes (le violoncelle) ou les porter à la bouche (flûte, clarinette, hautbois).
Soutenue par son mari, Louise Farrenc se bat pour faire jouer ses oeuvres. Elle suscite ainsi l’admiration de Schumann et Berlioz. Les critiques disent d’elle qu’elle
« compose comme un homme ».
En 1842, Louise Farrenc est nommée professeure de piano au Conservatoire de Paris. Les classes n’étant pas mixtes, elle enseigne aux jeunes filles. Elle obtiendra même d’être rémunérée … comme un homme.
Louise Farrenc fuira les opéras, en vogue à l’époque. Tombée dans l’oubli, elle restera la seule femme à avoir composé trois symphonies qui aujourd’hui, sont redécouvertes et jouées par de grands orchestres internationaux.
Notre préférée :
Louise Farrenc a composé plus de soixante oeuvres. Elle s’est éteinte le 15 Septembre 1875 à Paris.







6 réponses à « [LTM] Louise Farrenc »
C’est super de parler de ces compositrices oubliées du XIXe siècle !
bonne journée, Scribe enjou[é]
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Arrêtez-vous sur leur musique et prenez le temps de la réécouter !
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Oui, c’est pour ça que je chronique régulièrement ces compositrices, et pas seulement du XIXe siècle.
Mon troisième livre leur sera d’ailleurs consacré.
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Pour moi qui vient d’écouter les Who, c’est reposant et aussi très beau. Comme quoi…
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Du jazz pour moi ce matin. Les femmes y sont bien représentées !
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Oh que oui! Tu veux des noms? 😉
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