En 1930, Heitor Villa-Lobos compose cette Bachianas brasileiras n°2 en la dédiant à sa seconde épouse, Arminda .
L’oeuvre se divise en 4 parties :
– le prélude (La Chanson du Cappadocien) — Adagio / Andantino
– l’aria (O Canto da Nossa Terra) — Largo
– la danse (Lembrança do Sertão) — Andantino moderato
– Enfin, la toccata (O Trenzinho do Caipira) — Un poco moderato.
Oui, un poco moderato car dans l’ultime partie de son oeuvre, le compositeur parvient à reproduire les sons d’une locomotive . Heitor Villa-Lobos adorait voyager.
L’oeuvre fera, tout comme lui, le tour du monde. Au point qu’en 1976, le poète Ferreira Gullar l’illustrera dans le livre Poema Sujo par ces quelques vers:
La lune, au sommet, se cache. Pénombre. Des voyageurs humbles et péquenauds apparaissent, à travers l’arrière-pays, à la recherche du petit train. Un combat s’engage entre les Indiens et les personnages qui vont voyager. La cabocla, avec sa fleur miraculeuse, maintenant illuminée, virevolte avec les combattants, s’enivre de leur parfum et elle est victime de sa propre séduction.
Attention au départ ! Roberto Minczuk est à la baguette.






