La musique mariale : le motet

La musique occupe une place d’honneur dans la liturgie. « Le chant sacré, uni aux paroles fait nécessairement partie intégrante de la liturgie solennelle » proclame le Concile Vatican II. Bien sûr, cette musique a, très tôt, honoré la Vierge Marie.

La musique occupe une place d’honneur dans la liturgie. « Le chant sacré, uni aux paroles fait nécessairement partie intégrante de la liturgie solennelle » proclame le Concile Vatican II. Bien sûr, cette musique a, très tôt, honoré la Vierge Marie.

En Occident, c’est le chant populaire qui le premier, a célébré Marie : ce sont d’abord des voix qui chantèrent la Vierge, puis des chansons polyphoniques dont s’enrichit le chant grégorien. Une part importante du répertoire grégorien est d’ailleurs dédié à la Vierge Marie.

Vous l’avez probablement croisé sans le reconnaître. Le motet est une petite composition musicale à une ou plusieurs voix (polyphonie vocale), mettant en musique des prières liturgiques. Le motet a connu un immense essor à la Renaissance, âge d’or de la polyphonie sacrée.

Le motet peut (ou pas) avoir un accompagnement instrumental. Il chante des textes en latin (il tire son origine des textes religieux tels que psaumes ou lectures de messe).

Josquin des Prés (1450-1521) était l’un des grands maîtres de la polyphonique vocale des débuts de la Renaissance. Le compositeur, par ailleurs maître de chapelle, a ainsi écrit de nombreux motets.

Composé en 1480, Ave Maria, Virgo Serena (« Je vous salue Marie, douce Vierge« ) se chante à quatre voix. Ce motet mélange les voix hautes et basses et se nourrit de la répétition de ses paroles tantôt syllabiques (la voix ne prononce qu’une syllabe) tantôt neumatiques (la voix évolue sur deux ou trois notes).

Six minutes de douce beauté.



9 réflexions sur « La musique mariale : le motet »

  1. Magnifiques voix… c’est mieux du du rap!
    Mais pourquoi cette musique est-elle surtout connue pour l’église, les religieux et les croyants?
    A quand un motet pour mécréants. Je souscris!

    J’aime

    1. Josquin des Prez a écrit une messe à partir de l’air d’une chanson profane « L’Homme armé ».

      J’aime

Les commentaires sont fermés.