Un bon article sur un fait divers, c’est un peu comme un polar: après avoir planté le décor, le journaliste doit narrer un drame en créant du suspens. Il faut aussi que les personnages de son histoire « accrochent » les lecteurs, surtout ceux qui cliquent (et le rémunèrent) dans les trains, trams, bus et autres wagons en commun. Ces lecteurs pressés sont les plus difficiles à passionner.
En règle général, ça commence plutôt bien :
« C’est une véritable scène de guerre qu’a découvert cet habitant d’Aubervilliers » relate Nathalie Revenu dans Le Parisien. « Jeudi, vers 20h30, François (le prénom a été changé) a entendu un grand « bam », une détonation avec un bruit métallique (…) Selon des sources policières, un homme conduisant un TMax venait de jeter une grenade à proximité de véhicules en stationnement avant de prendre la fuite« .
Un drame, du suspens et même un témoin! Tous les ingrédients y sont .
Et puis patatras ! Contre toute attente, le fameux témoin, celui qui a tout vu et tout entendu, ce témoin … préfère rentrer chez lui. 🙂

Encore du journalisme… littéraire. Au journal nous avons entendu qu’une personne dans le même événement a eu « littéralement le bras arraché »… Nous nous demandons encore quelle est la nécessité de l’adverbe.
Je suppose que la journaliste est une sortie d’école. Je n’aime pas ce « journalisme » cliquassier.
Je ne sais pas si j’aime tellement !
Bise, douceur et sourire, madame la juriste.
Une pensée pour la victime qui elle, ne pouvait rentrer chez elle.
Bon dimanche monsieur le dessinateur.
L’important, c’est la dramatisation. L’exactitude passe après.
Cet article est dramatiquement drôle.
OUI8
Et pourquoi puis-je commenter mais dire « J’aime »? Qu’est-ce que vous avez encore bricolé? 🙂 🙂 🙂
En règle générale, mon caporal ! 🙂