Rhapsody in blue (G. Gershwin)

Dans l’Antiquité grecque, les rhapsodes (sortes de troubadours) chantaient des poèmes pour louer les exploits de héros légendaires. En musique, une rhapsodie se dénote par la liberté de son compositeur, qui paraît improviser ; elle s’inspire aussi de morceaux populaires. Enfin, lorsqu’un musicien de jazz joue une « note bleue », il la module d’un demi-ton pour la rendre plus expressive.

Rhapsody in Blue est l’oeuvre probablement la plus connue de George Gershwin. Composée en 1924 pour piano et orchestre, elle marie le jazz à la musique classique. Si le public l’accueillit chaleureusement lors des premières représentations, la critique, elle, fut plus mitigée, reprochant à l’oeuvre ses nombreuses répétitions et « passages inconsistants ».

De l’écrivain F. Scott Fitzgerald au pianiste Lang Lang, Rhapsody in Blue a influencé de nombreux artistes. Sa partition a désormais 100 ans !


« Hey Jude » – Paul Mc Cartney

Certaines chansons sont intemporelles et leur voix, éternelle. Une seule note suffit à nous ramener à un lieu, à un instant de notre vie que nous n’oublierons jamais.

Lorsque vous écoutez de la musique, vous activez deux zones de votre cerveau : l’hippocampe, qui fabrique les souvenirs et le cortex préfrontal, responsable du rappel et de la récupération des souvenirs. 



La musique peut aider à évoquer des souvenirs, à stimuler la communication et à renforcer les connexions neuronales. Elle permet de maintenir et d’améliorer la mémoire chez les personnes atteintes de troubles cognitifs tels que la maladie d’Alzheimer.

Que ressentez-vous en écoutant « Hey Jude », par exemple ? Cette chanson me fut enseignée par un professeur doux rêveur, qui la chantait à tue-tête pendant son cours de musique. Je revois encore ses grandes dents et sa tête hirsute. Je vous aimais bien. J’aurais aimé vous revoir avant de quitter Strasbourg, monsieur le professeur.