Renaud Van Ruymbeke est mort. « L’un des magistrats les plus célèbres de France » titre la presse. A raison.
« Van Ruymbeke ». Je le découvre dans les années 90. J’entre alors en licence de droit et l’affaire ELF passionne mon compagnon. Alors forcément, on en débat entre deux TD. L’affaire est énorme, tentaculaire comme l’écrit Le Figaro. Je m’y intéresserai pendant des années. Elle m’amènera au droit com’ (mercial).
2010. L’affaire Kerviel se chiffre en milliards. Elle me déçoit. Certes, je la connais moins, mais la détresse du trader m’émeut. L’inflexibilité du géant bancaire me révolte. Van Ruymbeke a-t-il eu tort ou raison ?
Ce dont je suis sure, c’est que l’homme était admiré. Son intégrité et sa volonté d’indépendance ont suscité des milliers de vocations. Dans ma promo, nombre de camarades ont rejoint la magistrature et voulu lui ressembler.
« Il incarnait l’image du juge d’instruction indépendant et courageux, et laissera une empreinte indélébile dans l’histoire judiciaire de notre pays », a réagi Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation. Monsieur Van Ruymbeke, dans les tribunaux de France, nous penserons à vous.







2 réponses à « Renaud Van Ruymbeke »
un grand nom
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Certains m’ont marquée, d’autres beaucoup moins ou pas du tout.
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